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RIANS


 
 
 

Bibliographie

 
CHAPITRE 1



I. Epoque ligure, époque romaine et Moyen-Age
I.1. époque ligure
I.2. époque romaine
1.3. Haut Moyen-Age
CHAPITRE 2
  II. Le Moyen-Age
II.1. les Seigneurs de RIANS
II.2. La vie religieuse
II.3. La vie du village
II.4. grands évènements
CHAPITRE 3


III. Les XVème et XVIème siècles
III.1. Les seigneurs de RIANS
III.2. L'administration communale
III.3. L'église
III.4. La peste
III.5. Les guerres de religion
CHAPITRE 4




IV. Le XVIIème siècle
IV.1. Les seigneurs au XVIIème siècle
IV.2. l'administration communale
IV.3. La santé publique et les épidémies de peste
IV.4. La vie paroissiale
CHAPITRE 5




V. Le XVIIIème siècle
V.1. Le Marquisat de RIANS
V.2. Activités paroissiales
V.3. l'administration communale
V.4. La peste de 1720
V.5. Les guerres de 1707 et 1745

 
         
 

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 Histoire du village

Introduction


Bâti autour du château-fort, dont il ne reste qu'une tour, ce bourg semble poursuivre sa mission séculaire de veiller sur la vallée. Il domine en effet un important nœud de voies de communications. Ce lieu de passage, très fréquenté jadis, demeure un carrefour important vers les Alpes, le littoral, Aix et Nice.

Chemin de fer : A la fin du XIXème siècle fut créée une voie de chemin de fer à voie étroite, qui reliait Meyrargues à Nice par Draguignan. Elle fut supprimée vers 1950.
Armoiries de Rians : "d'or à un lion de sable, surmonté d'un lambel à trois pendants,de gueule, "blason des seigneurs de Fabry
Population : Après avoir dépassé 3200 habitants à la fin du XVIIIème siècle, elle n'a cessé de décroître jusqu'en 1960 pour descendre à 892 habitants. Depuis, le chiffre remonte régulièrement : 1490 en 1967, 4500 aujourd'hui. Altitude : 576m au point le plus élevé, 330m en plaine.
Le territoire est parmi les plus étendus du Var : 10.000 hectares. L'ancienne commune de Mirat se joignit à Rians au milieu du XVème siècle.

Le territoire est occupé par la forêt - principale ressource du trésor communal. Les terres cultivées étaient jadis considérables.
Les céréales, surtout le blé, constituaient la récolte principale.
Au XXème siècle, l'extension du vignoble a nécessité l'organisation d'une cave coopérative.
Autres cultures : - le lavandin (il existait une distillerie coopérative), - l'olivier est cultivé sur les restanques, chauffées par le soleil et épargnées par le mistral (il existait un moulin à huile). - l'amandier trouve ici son pays de prédilection
Elevage : d'innombrables têtes de bétail constituaient jadis une des richesses de cette commune.

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I. Epoque ligure, époque romaine et Moyen-Age

I.1. époque ligure

Le terroir de Rians fut habité dès les temps les plus reculés.
On a trouvé sur toutes les collines environnantes (Mont Major, Artigues, Langouste…) des vestiges d'anciens habitats, pointes de flèches, débris de poteries, éclats de silex… Ces populations appartenaient sans doute à quelque peuplade ligure, que l'on peut rattacher aux "Salyes", peuple puissant qui occupait cette partie de la Provence comprise entre le Verdon, la Durance et la mer.
Ces hommes auraient vu défiles l'armée cartaginoise d'Hannibal en 228 av. JC, dans la plaine de Valavès.

I.2. époque romaine

Les Romains firent de cette partie de la Gaule la "Provincia", et en occupèrent tous les points stratégiques.
Les sites ligures devinrent des camps retranchés romains, dont l'ensemble constitua un solide système de fortification. Il servit de base à Marius lors de sa campagne victorieuse contre les Cimbres et les Teutons, exterminés dans la plaine de Pourrières en l'an 2 av. JC. Ce général romain trouve de vaillants alliés parmi les peuplades ligures entre la Durance et la Sainte-Victoire.
Les 3 camps romains : Pain de Munition, Artigues et Montmajour, placés sur un axe N-S, dominaient la voie romaine tracée par Marius lui-même. Cette voie partait d'AIX, contournait la montagne Sainte-Victoire par le nord, passait à Claps, au puits de Rians, puis suivait la vallée pour gagner Varages, Tavernes, Montmeyan, le gué de Quison et l'antique cité de Riez.

Camp du Montmajour : forme rectangulaire, mur d'enceinte en pierres sèches élevé sur 3 côtés. Le côté ouvert (ouest) est défendu par une barre de rochers qui se prolonge vers les faces S et N. La seule partie accessible était à l'est. Plus bas, à 50m, un autre mur barrait le plateau dans toute sa largeur.
Les 2 camps retranchés de Montmajour et Artigues défendaient la vallée. Sous leur protection, de nombreuses villas romaines s'élevèrent dans la plaine, et jusqu'au pied de la colline Saint-Pierre, et aux Toulons.
Mirat et Rians devaient être, à l'époque romaine, 2 postes militaires admirablement situés, qui veillaient sur la plaine et gardaient les vallées conduisant vers Barjols et Riez, vers Marseille, Arles et Aix.

1.3. Haut Moyen-Age

Au moment des invasions, ces deux villages servirent certainement de refuges à la population fuyant les Barbares ou les Sarrasins. Au Xème siècle, le château-fort de Rians joue un rôle essentiel de sentinelle, assurant une paix favorable aux travaux de la vallée fertile.

II. Le Moyen-Age

II.1. les Seigneurs de RIANS

Geoffroi de Rians
Quand Guillaume Ier - comte de Provence - met fin aux incursions et à l'occupation de la Provence par les Sarrasins, les territoires reconquis sont partagés et attribués à ceux qui l'avaient secondé. Ainsi, le pays de Rians revient à Pons-le-Jeune.
Pons-le-Jeune, membre de la célèbre maison des BAUX, frère de Guillaume - premier Vicomte de Marseille, lègue de nombreux châteaux-forts à ses fils : Hugues devient seigneur des Baux, Geoffroi devient seigneur de Rians.
Geoffroi de Rians restitua leurs terres aux anciens propriétaires, et aide au rétablissement des moines par des dons généreux.
En l'an 994, il donna à l'abbaye Saint-Victor de Marseille, les restes d'un ancien couvent situé entre Artigues et Esparron. Ce monastère avait été saccagé et ruiné par les sarrasins.
En 1030, il cède au même monastère d'Esparron, l'église Saint-Maurice de Rians et ses dépendances.
Enfin, en 1033, à l'occasion de la consécration du monastère (aujourd'hui ND du Revest), les deux frères restituent au monastère les terres de l'ancienne villa des Vances (comprises entre Esparron, Artigues et Montmajor), et qui constituaient les dépendances du monastère cassianite avant sa destruction.

La succession de Geoffroi de Rians
Au XIIème siècle, une petite-fille de Geoffroi de Rians épousera le vicomte de Marseille. Leur fille épouse le seigneur de Montélimar, et lui apporte en dot une partie des terres de Rians.
En 1213, leur fille se marie avec Bertrand des Baux et lui transmet ces terres de Rians.
Une descendante de Geoffroi de Rians - la marquise Ixmile - possédait le castrum de Rians. Elle l'apporta en dot au Vicomte de Marseille. Enfin, une autre descendante de Geoffroi épousa un seigneur de la célèbre maison d'Agoult.

La famille de Semiane
Au début du XIIème siècle, une partie du domaine de Rians appartient à la maison de Semiane. En 1204, un de ses représentant en fait don au chapitre de Saint-Sauveur d'Aix. Cette donation fut confirmée par le pape Innocent III, le 28/11/1210.

L'archidiacre de Saint-Sauveur d'Aix
Cette donation était sans doute une restitution des biens ayant appartenu au monastère de Saint-Maurice (Saint-Maurin) détruit par les Sarrasins. Ses occupants avaient été transférés au début du XIème siècle sur le monastère que Geoffroi de Rians avait fait reconstruire dans la vallée des Vances à Esparron (aujourd'hui ND du Revest).
Le monastère Saint-Maurice s'élevait à l'ouest du territoire de Rians. Sur ses terres se trouvaient les domaines de la Vicarie, Saint-Maurin, les Toulons, la Valère et Saint-Estève. De nombreux vestiges gallo-romains donnent une idée de son importance. En 1272, l'archidiacre d'Aix devint co-seigneur de Rians.

La maison d'Agoult
Une descendante de Geoffroi épousa Raymond d'Agoult, seigneur de Trets, et lui apporta en dot la seigneurie qu'elle possédait à Rians.
La maison d'Agoult était très puissante. Au milieu du XIVème siècle, Réforciat d'Agoult était sénéchal de la Reine Jeanne dans le Comté de Piémont. Il lui avait alors prêté une importante somme d'argent. En 1348, Réforciat meurt sans descendance, son frère revendique la somme. La reine s'en acquittera en lui cédant la souveraineté qu'elle possédait en certains castrums, parmi lesquels Rians, Admirat et Artigues.

Unification de Rians
En 1379, arrivent à Rians des commissaires de la Cour Royale. Ils décrètent que le castrum de Rians appartient à Raymond d'Agoult - seigneur de Sault - qui le tient de son épouse Béatrice, fille héritière de Raymond d'Agoult - seigneur de Forcalquier. L'Archidiacre de Saint-Sauveur possède toujours le quart du domaine de Rians.

II.2. La vie religieuse


L'église Sainte-Marie
L'église actuelle est la 3ème édifiée à cet emplacement. La précédente avait été reconstruite au début du XVIème siècle; après l'effondrement du premier édifice.
1ère église : Située au même emplacement que l'église actuelle.
En 1092, le prieuré de Sainte-Marie - possession de Saint-Victor de Marseille - est donné au chapitre de Saint-Sauveur d'Aix.
En 1308, une chapelle y est fondée en l'honneur de Sainte-Barbe.
En 1340, le fils d'un seigneur de Rians y fonde la chapelle ND de Nazareth, et fait on de la statue du même nom.
En 1408, une chapelle en l'honneur de Saint-Jean-Baptiste est fondée.
En 1497, une chapelle est fondée en l'honneur de Saint-Honorat (il existait déjà une confrérie de Saint-Honorat).

Le clergé
L'église Sainte-Marie de Rians avait été donnée à l'archidiacre de Saint-Sauveur d'Aix. Celui-ci nommait des prêtres à Rians.
Au début du XVème siècle, la paroisse de Rians est administrée par un vicaire perpétuel.
En 1423, la Vicairie de Mirat est unie à celle de Rians. Désormais, Mirat et Rians ne forment plus qu'une seule et même paroisse.

Le passage des reliques de Saint-Honorat à Rians
En mai 1391, un cortège singulier traverse Rians. Il vient de Pertuis et transporte le reste s de Saint-Honorat aux îles de Lerins.
Les habitants se rendent en foule au devant du saint, et un miracle se produit : la guérison d'une paralysée.

II.3. La vie du village

La vie économique
Marché de rians : taxes perçues par les seigneurs de Rians.
En 1281 est signée la charte des marchés de Rians.
Marchandises : blé, vin, huile, légumes, fruits, poissons frais ou salés, viande fraîche ou salée, fromage, laine, fromage, chanvre, cire, peaux de diverses bêtes, toile, étoffes, fer, moutons, chèvres, volailles…
Les habitants avaient acheté leur protection auprès du seigneur local. Une fois la paix revenue, la tutelle du seigneur devint pesante. Le peuple s'organisa en face de l'autorité féodale, sous forme d'"université des Hommes".
Au cours des siècle, l'université des Hommes deviendra une vraie puissance avec laquelle devra compter le seigneur.

L'administration locale
La confrérie du Saint-Esprit fut d'abord une œuvre de miséricorde. Elle devint vite l'animatrice de l'indépendance des habitants à l'égard du seigneur. Elle avait son siège en face de l'église paroissiale. Le régent des écoles y enseignait. Elle avait ses prieurs et des fêtes. Elle déclina avec les libertés acquises.

Les libertés communales
En 1379 (visite des commissaires de la Cour Royale à Rians), les habitants obtiennent de leurs seigneurs les premières libertés communales : droits de chasse, droit d'avoir des moulins, des fours, des colombiers et des garennes.

Démêlés entre les habitants et leurs seigneurs
En 1487, peu d'années après l'union de la Provence à la France, les habitants intentèrent un procès au seigneur et noble Fouquet d'Agoult, devant le conseil royal. Cela concernait l'usage des terres pastorales et des terres cultivables. Ce procès se prolongea jusqu'au siècle suivant.

II.4. Grands événements

La guerre des Baux
Une guerre affecta le Castrum de Rians au XIIème siècle. Avant cette guerre, un marché se tenait tous les jours à Rians. Il fut abandonné au moment des troubles qui eurent lieu au temps du seigneur Raymond Béranger.
Cette guerre se déroula en 1155 : les seigneurs des Baux, faisant valoir leurs droits, s'étaient soulevés contre le comte de Barcelone, oncle et tuteur du jeune comte de Provence.
Le comte de Barcelone entra en Provence avec une armée, et obligea, après les avoir vaincus, les seigneurs des Baux, à traiter. Leur château des Baux fut démantelé ainsi que plusieurs autres de leurs dépendances (dont Rians).

La peste noire de 1348
La peste noire qui ravagea l'Europe en 1348 fit sentir en Provence ses pernicieux effets.
Sur la Seigneurie que possédait la reine Jeanne à Rians (22 hommes), il ne restait que 3 hommes.
Sur toutes les autres Seigneuries (plus importantes), ils ne restèrent que 212 hommes. La population était tombée à 215 habitants.

La prise de Mirat et d'Artigues
A la fin du XIVème siècle, les troupes de Raymond de Turenne, comte de Beaufort - opposé à l'autorité royale - ravagèrent toute la Provence. Celui-ci chercha à venger par la flamme et le fer le tort que la Maison d'Anjou lui avait fait en le privant des terres considérables que ses aïeux avait reçues du Souverain.
Pendant une dizaine d'années, il ravagea le pays et sema partout la terreur.
Artigues sera pris et son château détruit. Rians, mieux protégé, se résistera.
Mirat sera incendié, et leurs habitants trouveront refuge derrière les remparts de Rians, tout comme ceux d'Artigues. Les gens de Mirat, renonçant à retourner dans leur village après la tempête, formeront avec Rians une seule communauté. Artigues conservera son autonomie communale et sera transférée au début du XVIIème siècle à son lieu d'origine.

III. Les XVème et XVIème siècles

III.1. Les seigneurs de RIANS

En 1411, le comte de Provence, Louis II, reconnaît la possession de la seigneurie de RIANS par Fouque d'AGOUT.
La maison d'AGOUT règne sur Rians jusqu'en 1505, date où meurt le dernier représentant sans laisser d'héritier. La sœur du défunt épouse le vicomte de Reillanne, seigneur de la Tour-d'Aigues. La seigneurie de Rians passe alors à la maison des BOLIERS.
En 1552, le seigneur de Boliers, seigneur de Cental et baron de Rians, poursuit en justice des habitants qui s'approprient les terres incultes (pâturages) pour des cultures. Les procès se succèdent qui donneront raison aux habitants, par la transaction de 1559.
Au prix d'une rente qui deviendra dérisoire avec le temps, la commune de Rians est devenue propriétaire de terres féodales. Mais la commune ne sera pas plus clémente que le seigneur, et poursuivra les nouveaux défricheurs de terres. Les procès se succèdent pendant deux siècles, jusqu'en 1731, où une cinquantaine de riansais seront sur le banc des accusés, toujours pour le même motif.

III.2. L'administration communale

La commune était régie par une assemblée, petit Parlement local, dont les administrateurs s'octroyaient tous les pouvoirs. Son champ d'action était immense, ses attributions innombrables : subsistance des habitants, commerce, instruction publique, poids et mesures, santé publique, guerre…

Election des membres de l'assemblée
: Chaque année, le 1er janvier, se réunissait le conseil général - réunion de tous les chefs de famille.
Ce conseil nommait 3 consuls, assisté d'une vingtaine de conseillers. Ces consuls étaient les mandataires des conseillers, exécuteurs des volontés du Conseil.

La subsistance des habitants
: En ce pays grand producteur de blé, il arrivait quand même que la disette survienne. Les incessants passages de troupes à certaines époques, pouvaient vides les greniers les mieux remplis. Aussi les consuls recouraient-ils à des mesures draconiennes. En 1556, ils firent recenser tous les détenteurs de blé pour estimer la quantité possédée par le village tout entier.
En 1570, ils interdirent la vente de blé par des particulier sans accord du Conseil. Chacun faisait cuire son pain au four communal.
En 1594, le Conseil défendit aux particuliers de faire du pain pour le vendre. La vente du pain devenait le monopole communal, établi dans l'intérêt des pauvres.
En 1561, le conseil impose l'aumône à l'église, pour les pauvres qui ont honte de la faire.
En 1574, la commune voisine de Pourrières adresse une aumône aux pauvres de Rians, victimes de la misère.

Foires et marchés : Au XVIème siècle, le marché se tenait sur la place du Postel (ainsi appelée parce qu'on y exposait ceux qui avaient encouru la peine de carcan). Les consuls veillaient au respect des réglementations. Les "pesadours" devaient vérifier les poids.
On cultivait à Rians, outre le blé, d'autres céréales, la vigne, herbages et pâturages, le chanvre.

Sources, puits et fontaines
: C'était un pays sec. Il fallait des puits aux habitants. En 1566, on répare la fontaine de Caromp.

Industries : La commune possédait une carrière de plâtre, et une tuilerie - mise à l'enchère chaque année. On produisait du charbon de bois.

L'horloge
: Une horloge rythmait la vie des habitants depuis longtemps. Elle était placée sur la maison communale, dans le haut-village.
En 1578, il ne restait du château féodal que la tour actuelle. Une nouvelle horloge y fut placée. On fit poser une cloche à son sommet l'année suivante.

L'école : Comme dans la plupart des villages à cette époque, le maître était choisi sur concours : véritable joute des connaissances appelée "la dispute des escoliers". Le vainqueur était engagé pour une année. Ces maîtres étaient des étrangers, qui se vendaient dans les villages. La "dispute" se tenait le jour de la Saint-Laurent.

Le capitaine de ville : Le capitaine de ville et son lieutenant étaient élus par la population le 1er mai de chaque année sur la place Saint-Laurent (alors place de la Terrasse). En 1583, le capitaine de ville obtient du gouverneur la "licence de porter armes", pour tirer la poudre le jour de la Saint-Laurent.

III.3. L'église

Le conseil communal avait aussi droit de regard sur les choses de l'église. En ces temps d'hérésie, il pouvait choisir prédicateur et prêtres pour sa paroisse.

Les confréries : Il existait à Rians une multitude de confréries, appelées "luminari" (de Notre-Seigneur, de Nore-Dame de Nazareth, du Purgatoire, de Saint-Laurent, de Saint-André, de Saint-Honorat…). Elles avaient chacune leur prieur, renouvelé chaque année.
Les confréries tenaient une bourse ("la tasso") dont elles devaient rendre compte au conseil communal chaque année. Ces sommes permettaient l'achat de cierges, bannières, statues et autres objets de culte. En temps de misère, elles aidaient les pauvres, distribuées aux panetiers pour faire du pain.
En 1567 est créée la confrérie des Pénitents blancs, érigée dans la chapelle de Saint-Roch.

Les Pèlerinages : Beaucoup de pèlerins passent à Rians, et demandent une aide pour continuer. Les pèlerinages répondent souvent à des vœux, prononcés en période d'épidémie (de peste en particulier).
En 1582, le Conseil ordonne un pèlerinage à Notre-Dame-de-Grâces, nouveau sanctuaire de Cotignac.
En 1584 et en 1599, il ordonne des pèlerinages à Saint-Maximin et à la Sainte-Baume.
La commune fournit le pain et le vin aux pauvres qui participent au pèlerinage.

L'église : En 1546, le vicaire général d'Aix visite la paroisse de Rians. Il règle les conditions du projet d'agrandissement de l'église devenue insuffisante pour contenir les fidèles. Elle date du XIème siècle. Il ordonne la construction d'une nouvelle église, dont les dépenses seront supportées pour un tiers par les prieurs, pour deux tiers par la Commune. Mais l'époque est peu favorable, et rien n'est entrepris pendant dix ans. Pendant ce temps, l'église tombe en ruines. En 1584, une partie de l'église s'effondre. Le Conseil fait alors exécuter à ses frais les réparations de l'église. Des querelles surviennent entre la commune et les prieurs, et les travaux sont interrompus.
En 1588, on décide de construire une nouvelle église, sur le modèle de l'église des Capucins d'Aix : pas de voûte mais un plafond en planches reposant sur 10 arcades. Les travaux sont interrompus plusieurs fois (période des guerres de religion).

III.4. La peste

Ce fléau ravagea la Provence de façon cyclique. Dès que son apparition était signalée, les mesures étaient draconiennes pour protéger le village et ses habitants.
En 1563, un conseiller reçoit une dépêche : il y a la peste à La Verdière. Il envoie un homme pour s'en assurer. En 1564, les bruits d'épidémie s'avèrent fondés. La foire de novembre à Barjols est interdite.

Epidémie de 1580 : Malgré toutes les précautions (barricades, mises en quarantaine…) le fléau entre dans la ville. Les Consuls ordonnent que tous les habitants quittent la ville, à l'exception de 40 hommes pour la garder. Les habitants se retirent dans la campagne, dans des abris de fortune. Pendant ce temps, la ville lutte contre la contagion. On fait brûler les maisons où il y a eu des morts. C'est après cette épidémie que les consuls ordonnent le pèlerinage à Notre-Dame-de-Grâces de Cotignac.
La peste réapparaît en 1581, 1586, 1589 et 1590. Mais la commune de Rians est moins touchée que le reste de la Provence.

III.5. Les guerres de religion

Rians resta toujours catholique, mais ballotté du parti du Grand Prieur à celui des Carcistes, du parti du Roi à celui de la Ligue.

Les premiers troubles : En France, l'édit de tolérance de 1562 avait irrité les catholiques.
En Provence, le parlement et les Consuls d'Aix refusèrent d'enregistrer l'Edit royal. Le seigneur de Flassans, Durand de Pontevès, rebelle au roi et aux lois, prit campagne avec son frère, le comte de Carcès qui groupait autour de lui la presque totalité de la noblesse provençale. Ce fut la guerre… De Pontevès s'emparait de Tourves, et venait s'enfermer dans Barjols où l'attaquèrent les troupes du Roi. Après un siège de 4 jours, Barjols fut prise d'assaut. Mais Pontevès put s'enfuir.
Rians subissait les contrecoups de ces luttes, en fournissant les gens de guerre. Le comte de Carcès, un des dirigeants du Parti Catholique en Provence, envoya de Barjols une lettre aux consuls de Rians, pour réclamer des soldats. Rians leva 60 hommes. La ville se prépara en retour à affronter les troupes du roi. La commune ne fut pas assiégée, mais dut subvenir à l'entretien des nombreuses troupes, empruntant de l'argent pour les nourrir.

Razats et Carcistes : Le Comte de Carcès se vit préférer Henri d'Angoulême comme gouverneur de la Provence. La guerre prit une autre dimension. Les Carcistes étaient les tenants du Parti catholique. Les Razats se composaient des troupes protestantes et soldats du nouveau gouverneur. Pour Rians, il n'y avait qu'un seul ennemi : le Huguenot.
En 1574, Rians subit une attaque des troupes protestantes. Les remparts furent renforcés, et surveillés nuit et jour. Les Huguenots étaient à La Verdière. Ils en furent chassés par une compagnie catholique qui vint loger à Rians le lendemain. Il fallut alors les nourrir.
En 1579, les caisses de la commune étaient vides, les soldats étaient devenus indésirables. Les consuls finirent par leur interdire l'entrée de la ville.

Rians au temps de la Ligue : Après la mort du Comte de Carcès en 1582, son neveu - Hubert de Vins - prit la tête des troupes catholiques de la Ligue. Ce parti affronta celui des Razats - ou Bigarrats - formé de protestants et de catholiques partisans du Roi. Toutes ces compagnies défilaient à Rians, épuisant les ressources de la commune.
En 1588, la ville fut aux mains de la Ligue. La commune prit progressivement parti pour la Ligue. En 1589, on fit même transporter l'argenterie de l'église à la Major de Marseille - ville où la Ligue était puissante.
Aux environs, Peyrolles avait pris le parti des Bigarrats, et constituait une menace pour Rians.
En 1590, des troupes mandatées par le Parlement d'Aix arrivèrent sous les murs de la ville qui leur refusa l'accès. A son tour, un détachement de l'armée du Roi se vit interdire l'accès de la ville et entra de force pour la protéger des troupes de la Ligue. A la fin de cette même année, Rians dut loger l'armée du Prince de Savoie.

La bataille de Rians : La ville de Rians se partageait entre sympathisants des deux partis adverses (Ligue et Bigarrats).
En 1591, le Duc de Lesdiguières, du parti protestant, entre en Provence à la tête de 800 hommes de cavalerie et de 2000 arquebusiers.
Il avance par la vallée de Sault, et marche sur les Mées pour se joindre au gouverneur La Valette, à qui Vinon venait d'ouvrir ses portes.
A Rians se tient le gros de l'armée du Prince de Savoie, qui a laissé deux détachements à Saint-Martin et à Esparron. Les Savoyards affrontent les troupes de Lesdiguières dans la plaine de Valavès, puis dans celle d'Esparron.
La troupe d'Esparron fut anéantie, et le reste de la troupe ligueuse se réfugia à Rians. Cette défaite ruina le crédit de la Ligue à Rians. Rians refuse d'envoyer des hommes à Vinon pour détruire le château, à la demande du général des troupes savoyardes.
En 1592, le Prince de Savoie quitte la Provence, ne laissant que quelques troupes sous le commandement de son général - le comte de Martinengue. Les royalistes, avec Lesdiguières à leur tête, s'emparent de Saint-Paul, Jouques et enfin Rians, balayant les garnisons de la Ligue jusqu'au Var. Puis Lesdiguières dut repartir défendre les siens en Dauphiné.
Pendant les années qui suivirent, la commune de Rians souffrit particulièrement de la domination du duc d'Epernon. En janvier 1596, la situation de la commune est au plus bas. Pour protéger le peu d'habitants restés au village, les consuls font transformer trois maisons en forteresses. En mai, une nouvelle troupe vient loger et demande des vivres. Pour pouvoir les nourrir, les derniers habitants doivent aller vendre leurs derniers biens et leurs bras aux villages voisins. Enfin, l'été 1596, le duc rebelle d'Epernon se soumit au roi et quitta le pays.
Ce fut une véritable libération pour Rians, et le retour de la paix.


IV. Le XVIIème siècle

IV.1. Les seigneurs au XVIIème siècle

Nicolas de Bolier, seigneur de Cental et baron de Rians, meurt en 1584. Il avait cédé ses terres à la commune de Rians contre une redevance annuelle. Le domaine de Rians passa entre les mains de plusieurs héritiers, parmi lesquels :
- la comtesse de Sault et son fils le Maréchal de Créqui
- le marquis d'Oraison qui céda ses droits de juridiction à la commune en 1608

La Famille des FABRY
En 1608, Raynaud FABRY acquiert la baronnie de Rians. Il avait auparavant épousé l'héritière du domaine de Valavès.
Les Riansais ne l'aimaient pas. Il refusait le paiement des tailles depuis 1580, et était en procès avec la commune depuis 20 ans. En 1615, le seigneur de Fabry gagne son procès, et la commune est condamnée à lui verser uns somme importante. Pour l'obtenir, le baron n'hésite pas à prendre des gages sur des particuliers, vendant biens et meubles.
En 1620, le baron tente de racheter la juridiction que possède la commune, et essuie un refus formel de la part des consuls. La querelle s'enlise. En 1622, les habitants, las de ces procédures interminables qui ruinent les finances communales, décident un compromis avec le baron. Le conflit aura duré 42 ans, et aura coûté un nouveau conseil municipal.
A la mort du seigneur de Fabry en 1625, la baronnie de Rians échut à ses deux fils, les sieurs de Valavès et Peyresc. Les nouveaux barons, plus complaisants, firent la paix avec leurs sujets. En 1627, une transaction régla toutes les contestations au sujet des tailles.

L'affaire des sceaux
La commune voulut avoir son propre sceau, avec 2 tours et le nom de Rians. Jusqu'alors, elle utilisait le sceau du seigneur. Les barons s'y opposèrent, et la loi leur donna raison. L'entente était bonne, et la commune abandonna son projet.

Le seigneur de Peyresc meurt en 1637. Son frère, le seigneur de Valavès reste seul seigneur de Rians, gardant toue l'affection de la communauté. Il meurt un an plus tard. Son fils, Claude Fabry, devient seigneur de Rians.
En 1658, par lettres patentes du Roi, la baronnie de Rians fut érigée en marquisat en faveur du seigneur de Fabry.

La marquise de Valbelle
En 1662, la fille du marquis de Fabry épouse le sieur de Valbelle, seigneur de Meyrargues. En 1666, Claude Fabry meurt dans son château. Dès lors, le marquisat de Rians passe dans le domaine de la famille des Valbelle-Meyrargues pour y rester jusqu'à la Révolution. La marquise de Fabry laisse par testament la somme de 2000 livres à la commune de Rians pour que les intérêts aillent aux pauvres chaque Noël.

IV.2. l'administration communale
             
IV.3. La santé publique et les épidémies de peste

Les mesures de protection.
En 1628, la Cour du Parlement prend des mesures contre les risques de contagion : les foires sont interdites. D'ailleurs, les villageois ne veulent plus recevoir ces étrangers dans leurs murs. De fait, la ville manqua rapidement de sel et d'huile.
Les mesures, prises par les Consuls et les Intendants de Santé, ne sont pas toujours acceptées par la population.

La Quarantaine
Le Bureau choisit dans les environs un lieu pour établir une infirmerie. Ce fut une bastide du quartier du Passet, dont subsistent aujourd'hui les deux hauts cyprès.
Le Conseil d'était assuré les services d'un médecin en lui confiant la régence des écoles pour en réduire le coût. Le Bureau convoqua aussi chirurgiens et apotiquaires pour qu'ils visitent les malades.
Pendant ce temps, la peste sévit dans la ville d'Aix. Certains aixois de qualité viennent résider à Rians : Mme de Séguiran, femme du président de la Cour du Parlement, les procureurs du Pays, le seigneur-evêque de Sisteron, les seigneurs de Barben et du Revest, Consuls d'Aix.

Les passages de troupes
A peine trente ans après l'apaisement des guerres de religion, la Provence fut de nouveau secouée par de violent mouvements d'opposition au gouvernement de Richelieu puis de Mazarin. Leurs mesures entraînèrent les révoltes de "Cascaveous", du "Semestre" et des "Sabreurs".
En conséquence, la commune de Rians dut subir le va-et-vient des troupes, et la population n'aimait pas ces gens de guerre, connus pour leurs exactions.
En 1629, trois à quatre mille hommes de l'armée du Roi furent annoncés dans l'inquiétude générale. Il fallut faire provision de foin et d'avoine pour leurs chevaux, alors que la communauté était déjà à cours de vivres.
En septembre 1632, le régiment de Pilles, gouverneur du Château d'If de Marseille, s'arrêta dans la ville. Les soldats menacèrent les habitants de pillages. Ils rançonnèrent la population en échange de leur protection.
En 1649, Le Gouverneur entra dans Rians avec son armée, mais il trouva la plupart des maisons vidées de leurs habitants. Toutes les richesses du villages (biens, grains) avaient été placées dans l'église par les habitants à l'annonce de leur arrivée. Toutes les maisons furent réquisitionnées pour les beoin de l'armée.
Suivirent les régiments de Mrs de Saint-André de Baudinard qui finirent de vider le village des denrées nécessaires aux habitants. A leur départ, les habitants durent acheter au triple de leur valeur les denrées indispensables.

La milice
Les armées étaient composées essentiellement de soldats de métier. Mais il arrivait aux Provinces de lever des milices pour pallier aux pertes subies. Ces soldats étaient alors équipés aux frais de la Communauté. Des milices furent levées en 1635 et 1638. En 1642, le Gouverneur demande 10 hommes aux Consuls de Rians. Ils furent désignés d'office.
En 1649, 12 hommes sont demandés pour Barjols.
En 1652, ce sont 72 hommes armés, commandés par un capitaine et deux sergents, qui doivent aller servir le Roi.
Il était fréquent de devoir envoyer des hommes à Aix pour le service de l'armée. En cas de désertion, le père pouvait remplacer le fuyard.

La misère
En 1613 et 1615 sévit la disette.
En 1630, l'hiver fut terrible. Le blé du grenier du grenier public est distribué aux nécessiteux. Les hivers qui suivent sont très rigoureux.
EN 1636, la misère est plus grande encore. Elle devient chronique.
En 1679 est fondée l'Oeuvre de la Miséricorde pour aider les deshérités. Elle était indépendante de l'Hopital Saint-Jacques, bien que les recteurs en devinrent les prieurs.


IV.4. La vie paroissiale

La Paroisse
A la tête de la paroisse se trouve le Vicaire perpétuel, secondé par trois prêtres et un diacre.
La paroisse comprend alors plus de 2000 âmes. Les offices sont nombreux. En 1615, la paroisse obtient un deuxième prêtre.
Ce sont les chanoines d'Aix qui doivent fournir à la paroisse les ornements sacerdotaux.
Tous les prêtres de la paroisse doivent assister aux processions.
On avait coutûme de sonner l'"agonie des moribonds". pour que la confrérie de Saint-Joseph puisse prier dans la chapelle.

L'église
Les travaux de construction de la grande église se poursuivent au début des années 1600. Le clocher est relevé.
Les travaux sont perturbés par les guerres civiles, la peste, le déficit du trésor communal...
Pendant ce temps, on refait la chapelle de Saint-Joseph, achevée en 1644. Les travaux de l'église traînent toujours.

Les confréries

La confrérie du Saint-Esprit

Les confrères du Saint-Esprit se réunissent lors des fêtes de la Pentecôte, en un banquet qui dégénéra en maigeailles et beuveries avec le temps dans certains villages de Provence.
En 1633, l'archevêque d'Aix en vint à supprimer ce banquet. Les principaux bénéficiaires de ces festins - les Consuls - eurent beau protester auprès du Parlement, rien n'y fit.
Le Corpus Domini
Cette confrérie fut créée en 1603 par le Vicaire-général d'Aix, à la demande du Vicaire de la paroisse et des Consuls.
Ils en furent d'ailleurs les premiers prieurs. En 1634, un conflit éclate entre le Vicaire et les Consuls.
Saint-Laurent
Cette confrérie devait pourvoir à la fête religieuse et à la fête profane de la Saint-Laurent. E ce temps, les deux se confondaient facilement.
Saint-Honorat
Cette confrérie existait depuis longtemps à Rians. Elle se chargeait du pélerinage annuel aux îles de Lerins. ELle avait une chapelle dans l'église paroissiale.
Saint-Joseph
Les prieurs de cette ancienne confrérie firent construire une chapelle en 1641, qui jouxtait l'église paroissiale. Le rôle de la confrérie était de sonner l'agonie des moribonds.

Autres confréries :
Saint-Denis (créée en 1656), Le Saint-Rosaire, Notre-Dame de Nazareth (fondée en 1340), Sainte-Anne dirigée par des prieuresses, Saint-Crépin, Saint-Clair.

Autres associations
La communauté des prêtres de l'Annonciade, fondée en 1672 par Pierre Jaubert, prêtre ordinaire de Rians. Cette petite communauté dura jusqu'à la révolution : petie collégiale avec ses chapelains célébrant les offices.
Les pénitents blancs, fondée en 1567 par Mr Gaspard Désidéry - confrère des Pénitens d'Aix. Cette communauté se réunira dans la chapelle Saint-Roch pendant un peu plus d'un siècle. En 1610, le pape Paul V confirma les indulgences concédés aux Penitens blancs par le Pape Clement IX lors de la création de la confrérie.
Les pénitens bleus, plus récents et moins connus, eurent des débuts difficiles à cause de l'oppostion des pénitens blancs.
Les ermites :
Il y avait toujours sur le territoire de la commune un ermite, dont l'entretien était assuté par la commune elle-même.
Au début du XVIIème siècle, un ermitage fut construit près de la ferme de la Neuve. Il comprenait le logement de l'ermite et une petite chapelle dédiée à Saint-Laurent. L'ermite devint l'ermite de Saint-Laurent. En 1679 partit le dernier ermite. Il n'y eut plus d'ermitage à Rians.

Les pélerinages

En 1605, la communauté fait faire une procession générale à Notre-Dame de Grâces de Cotignac.
En 1635, ce fut vers Notre-Dame des Bois de Pourrières que se dirigea la procession.

Les Trinitaires : Cet ordre fut fondé pour le rachat des captifs. Il avait une maison à La Verdière (au lieu où s'élève Notre-Dame de Santé). En 1682, l'ordre décide de s'établir à RIANS; Ils n'auront le droit que de venir y faire la quête.
Les Dames de la Miséricorde : Congrégation fondée par le Père Yvan.
L'Oeuvre de la Miséricorde, fondée en 1679, receuille les aumônes pour les malades de l'Hôpital.
Croix et Cloches des orages : POur se protéger des orages violents, on plantait des croix aux endroits jugés vulnérables. On avait aussi recours aux cloches contre le mauvais temps.

Les loups
En 1691 fut organisée une battue aux loups.


V. Le XVIIIème siècle

V.1. Le Marquisat de RIANS