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RIANS
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Histoire du village
Introduction
Bâti autour du château-fort, dont il ne reste qu'une tour, ce bourg
semble poursuivre sa mission séculaire de veiller sur la vallée. Il
domine en effet un important nœud de voies de communications. Ce lieu
de passage, très fréquenté jadis, demeure un carrefour important vers
les Alpes, le littoral, Aix et Nice.
Chemin de fer : A la fin du XIXème siècle fut créée une voie de chemin
de fer à voie étroite, qui reliait Meyrargues à Nice par Draguignan.
Elle fut supprimée vers 1950.
Armoiries de Rians : "d'or à un lion de sable, surmonté d'un lambel
à trois pendants,de gueule, "blason des seigneurs de Fabry
Population : Après avoir dépassé 3200 habitants à la fin du XVIIIème
siècle, elle n'a cessé de décroître jusqu'en 1960 pour descendre à
892 habitants. Depuis, le chiffre remonte régulièrement : 1490 en
1967, 4500 aujourd'hui. Altitude : 576m au point le plus élevé, 330m
en plaine.
Le territoire est parmi les plus étendus du Var : 10.000 hectares.
L'ancienne commune de Mirat se joignit à Rians au milieu du XVème
siècle.
Le territoire est occupé par la forêt - principale ressource du trésor
communal. Les terres cultivées étaient jadis considérables.
Les céréales, surtout le blé, constituaient la récolte principale.
Au XXème siècle, l'extension du vignoble a nécessité l'organisation
d'une cave coopérative.
Autres cultures : - le lavandin (il existait une distillerie coopérative),
- l'olivier est cultivé sur les restanques, chauffées par le soleil
et épargnées par le mistral (il existait un moulin à huile). - l'amandier
trouve ici son pays de prédilection
Elevage : d'innombrables têtes de bétail constituaient jadis une des
richesses de cette commune.
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I.
Epoque ligure, époque romaine et Moyen-Age
I.1. époque ligure
Le terroir de Rians fut habité dès les temps les plus reculés.
On a trouvé sur toutes les collines environnantes (Mont Major, Artigues,
Langouste…) des vestiges d'anciens habitats, pointes de flèches, débris
de poteries, éclats de silex… Ces populations appartenaient sans doute
à quelque peuplade ligure, que l'on peut rattacher aux "Salyes", peuple
puissant qui occupait cette partie de la Provence comprise entre le
Verdon, la Durance et la mer.
Ces hommes auraient vu défiles l'armée cartaginoise d'Hannibal en
228 av. JC, dans la plaine de Valavès.
I.2. époque romaine
Les Romains firent de cette partie de la Gaule la "Provincia", et
en occupèrent tous les points stratégiques.
Les sites ligures devinrent des camps retranchés romains, dont l'ensemble
constitua un solide système de fortification. Il servit de base à
Marius lors de sa campagne victorieuse contre les Cimbres et les Teutons,
exterminés dans la plaine de Pourrières en l'an 2 av. JC. Ce général
romain trouve de vaillants alliés parmi les peuplades ligures entre
la Durance et la Sainte-Victoire.
Les 3 camps romains : Pain de Munition, Artigues et Montmajour, placés
sur un axe N-S, dominaient la voie romaine tracée par Marius lui-même.
Cette voie partait d'AIX, contournait la montagne Sainte-Victoire
par le nord, passait à Claps, au puits de Rians, puis suivait la vallée
pour gagner Varages, Tavernes, Montmeyan, le gué de Quison et l'antique
cité de Riez.
Camp du Montmajour : forme rectangulaire, mur d'enceinte en pierres
sèches élevé sur 3 côtés. Le côté ouvert (ouest) est défendu par une
barre de rochers qui se prolonge vers les faces S et N. La seule partie
accessible était à l'est. Plus bas, à 50m, un autre mur barrait le
plateau dans toute sa largeur.
Les 2 camps retranchés de Montmajour et Artigues défendaient la vallée.
Sous leur protection, de nombreuses villas romaines s'élevèrent dans
la plaine, et jusqu'au pied de la colline Saint-Pierre, et aux Toulons.
Mirat et Rians devaient être, à l'époque romaine, 2 postes militaires
admirablement situés, qui veillaient sur la plaine et gardaient les
vallées conduisant vers Barjols et Riez, vers Marseille, Arles et
Aix.
1.3. Haut Moyen-Age
Au moment des invasions, ces deux villages servirent certainement
de refuges à la population fuyant les Barbares ou les Sarrasins. Au
Xème siècle, le château-fort de Rians joue un rôle essentiel de sentinelle,
assurant une paix favorable aux travaux de la vallée fertile.
II.
Le Moyen-Age
II.1. les Seigneurs de RIANS
Geoffroi de Rians
Quand Guillaume Ier - comte de Provence - met fin aux incursions et
à l'occupation de la Provence par les Sarrasins, les territoires reconquis
sont partagés et attribués à ceux qui l'avaient secondé. Ainsi, le
pays de Rians revient à Pons-le-Jeune.
Pons-le-Jeune, membre de la célèbre maison des BAUX, frère de Guillaume
- premier Vicomte de Marseille, lègue de nombreux châteaux-forts à
ses fils : Hugues devient seigneur des Baux, Geoffroi devient seigneur
de Rians.
Geoffroi de Rians restitua leurs terres aux anciens propriétaires,
et aide au rétablissement des moines par des dons généreux.
En l'an 994, il donna à l'abbaye Saint-Victor de Marseille, les restes
d'un ancien couvent situé entre Artigues et Esparron. Ce monastère
avait été saccagé et ruiné par les sarrasins.
En 1030, il cède au même monastère d'Esparron, l'église Saint-Maurice
de Rians et ses dépendances.
Enfin, en 1033, à l'occasion de la consécration du monastère (aujourd'hui
ND du Revest), les deux frères restituent au monastère les terres
de l'ancienne villa des Vances (comprises entre Esparron, Artigues
et Montmajor), et qui constituaient les dépendances du monastère cassianite
avant sa destruction.
La succession de Geoffroi de Rians
Au XIIème siècle, une petite-fille de Geoffroi de Rians épousera le
vicomte de Marseille. Leur fille épouse le seigneur de Montélimar,
et lui apporte en dot une partie des terres de Rians.
En 1213, leur fille se marie avec Bertrand des Baux et lui transmet
ces terres de Rians.
Une descendante de Geoffroi de Rians - la marquise Ixmile - possédait
le castrum de Rians. Elle l'apporta en dot au Vicomte de Marseille.
Enfin, une autre descendante de Geoffroi épousa un seigneur de la
célèbre maison d'Agoult.
La famille de Semiane
Au début du XIIème siècle, une partie du domaine de Rians appartient
à la maison de Semiane. En 1204, un de ses représentant en fait don
au chapitre de Saint-Sauveur d'Aix. Cette donation fut confirmée par
le pape Innocent III, le 28/11/1210.
L'archidiacre de Saint-Sauveur d'Aix
Cette donation était sans doute une restitution des biens ayant appartenu
au monastère de Saint-Maurice (Saint-Maurin) détruit par les Sarrasins.
Ses occupants avaient été transférés au début du XIème siècle
sur le monastère que Geoffroi de Rians avait fait reconstruire dans
la vallée des Vances à Esparron (aujourd'hui ND du Revest).
Le monastère Saint-Maurice s'élevait à l'ouest du territoire de Rians.
Sur ses terres se trouvaient les domaines de la Vicarie, Saint-Maurin,
les Toulons, la Valère et Saint-Estève. De nombreux vestiges gallo-romains
donnent une idée de son importance. En 1272, l'archidiacre d'Aix devint
co-seigneur de Rians.
La maison d'Agoult
Une descendante de Geoffroi épousa Raymond d'Agoult, seigneur de Trets,
et lui apporta en dot la seigneurie qu'elle possédait à Rians.
La maison d'Agoult était très puissante. Au milieu du XIVème siècle,
Réforciat d'Agoult était sénéchal de la Reine Jeanne dans le Comté
de Piémont. Il lui avait alors prêté une importante somme d'argent.
En 1348, Réforciat meurt sans descendance, son frère revendique la
somme. La reine s'en acquittera en lui cédant la souveraineté qu'elle
possédait en certains castrums, parmi lesquels Rians, Admirat et Artigues.
Unification de Rians
En 1379, arrivent à Rians des commissaires de la Cour Royale. Ils
décrètent que le castrum de Rians appartient à Raymond d'Agoult -
seigneur de Sault - qui le tient de son épouse Béatrice, fille héritière
de Raymond d'Agoult - seigneur de Forcalquier. L'Archidiacre de Saint-Sauveur
possède toujours le quart du domaine de Rians.
II.2. La vie religieuse
L'église Sainte-Marie
L'église actuelle est la 3ème édifiée à cet emplacement. La précédente
avait été reconstruite au début du XVIème siècle; après l'effondrement
du premier édifice.
1ère église : Située au même emplacement que l'église actuelle.
En 1092, le prieuré de Sainte-Marie - possession de Saint-Victor de
Marseille - est donné au chapitre de Saint-Sauveur d'Aix.
En 1308, une chapelle y est fondée en l'honneur de Sainte-Barbe.
En 1340, le fils d'un seigneur de Rians y fonde la chapelle ND de
Nazareth, et fait on de la statue du même nom.
En 1408, une chapelle en l'honneur de Saint-Jean-Baptiste est fondée.
En 1497, une chapelle est fondée en l'honneur de Saint-Honorat (il
existait déjà une confrérie de Saint-Honorat).
Le clergé
L'église Sainte-Marie de Rians avait été donnée à l'archidiacre de
Saint-Sauveur d'Aix. Celui-ci nommait des prêtres à Rians.
Au début du XVème siècle, la paroisse de Rians est administrée par
un vicaire perpétuel.
En 1423, la Vicairie de Mirat est unie à celle de Rians. Désormais,
Mirat et Rians ne forment plus qu'une seule et même paroisse.
Le passage des reliques de Saint-Honorat à Rians
En mai 1391, un cortège singulier traverse Rians. Il vient de Pertuis
et transporte le reste s de Saint-Honorat aux îles de Lerins.
Les habitants se rendent en foule au devant du saint, et un miracle
se produit : la guérison d'une paralysée.
II.3. La vie du village
La vie économique
Marché de rians : taxes perçues par les seigneurs de Rians.
En 1281 est signée la charte des marchés de Rians.
Marchandises : blé, vin, huile, légumes, fruits, poissons frais ou
salés, viande fraîche ou salée, fromage, laine, fromage, chanvre,
cire, peaux de diverses bêtes, toile, étoffes, fer, moutons, chèvres,
volailles…
Les habitants avaient acheté leur protection auprès du seigneur local.
Une fois la paix revenue, la tutelle du seigneur devint pesante. Le
peuple s'organisa en face de l'autorité féodale, sous forme d'"université
des Hommes".
Au cours des siècle, l'université des Hommes deviendra une vraie puissance
avec laquelle devra compter le seigneur.
L'administration locale
La confrérie du Saint-Esprit fut d'abord une œuvre de miséricorde.
Elle devint vite l'animatrice de l'indépendance des habitants à l'égard
du seigneur. Elle avait son siège en face de l'église paroissiale.
Le régent des écoles y enseignait. Elle avait ses prieurs et des fêtes.
Elle déclina avec les libertés acquises.
Les libertés communales
En 1379 (visite des commissaires de la Cour Royale à Rians), les habitants
obtiennent de leurs seigneurs les premières libertés communales :
droits de chasse, droit d'avoir des moulins, des fours, des colombiers
et des garennes.
Démêlés entre les habitants et leurs seigneurs
En 1487, peu d'années après l'union de la Provence à la France, les
habitants intentèrent un procès au seigneur et noble Fouquet d'Agoult,
devant le conseil royal. Cela concernait l'usage des terres pastorales
et des terres cultivables. Ce procès se prolongea jusqu'au siècle
suivant. 
II.4. Grands événements
La guerre des Baux
Une guerre affecta le Castrum de Rians au XIIème siècle. Avant cette
guerre, un marché se tenait tous les jours à Rians. Il fut abandonné
au moment des troubles qui eurent lieu au temps du seigneur Raymond
Béranger.
Cette guerre se déroula en 1155 : les seigneurs des Baux, faisant
valoir leurs droits, s'étaient soulevés contre le comte de Barcelone,
oncle et tuteur du jeune comte de Provence.
Le comte de Barcelone entra en Provence avec une armée, et obligea,
après les avoir vaincus, les seigneurs des Baux, à traiter. Leur château
des Baux fut démantelé ainsi que plusieurs autres de leurs dépendances
(dont Rians).
La peste noire de 1348
La peste noire qui ravagea l'Europe en 1348 fit sentir en Provence
ses pernicieux effets.
Sur la Seigneurie que possédait la reine Jeanne à Rians (22 hommes),
il ne restait que 3 hommes.
Sur toutes les autres Seigneuries (plus importantes), ils ne restèrent
que 212 hommes. La population était tombée à 215 habitants.
La prise de Mirat et d'Artigues
A la fin du XIVème siècle, les troupes de Raymond de Turenne, comte
de Beaufort - opposé à l'autorité royale - ravagèrent toute la Provence.
Celui-ci chercha à venger par la flamme et le fer le tort que la Maison
d'Anjou lui avait fait en le privant des terres considérables que
ses aïeux avait reçues du Souverain.
Pendant une dizaine d'années, il ravagea le pays et sema partout la
terreur.
Artigues sera pris et son château détruit. Rians, mieux protégé, se
résistera.
Mirat sera incendié, et leurs habitants trouveront refuge derrière
les remparts de Rians, tout comme ceux d'Artigues. Les gens de Mirat,
renonçant à retourner dans leur village après la tempête, formeront
avec Rians une seule communauté. Artigues conservera son autonomie
communale et sera transférée au début du XVIIème siècle à son lieu
d'origine. 
III.
Les XVème et XVIème siècles
III.1. Les seigneurs de RIANS
En 1411, le comte de Provence, Louis II, reconnaît la possession de
la seigneurie de RIANS par Fouque d'AGOUT.
La maison d'AGOUT règne sur Rians jusqu'en 1505, date où meurt le
dernier représentant sans laisser d'héritier. La sœur du défunt épouse
le vicomte de Reillanne, seigneur de la Tour-d'Aigues. La seigneurie
de Rians passe alors à la maison des BOLIERS.
En 1552, le seigneur de Boliers, seigneur de Cental et baron de Rians,
poursuit en justice des habitants qui s'approprient les terres incultes
(pâturages) pour des cultures. Les procès se succèdent qui donneront
raison aux habitants, par la transaction de 1559.
Au prix d'une rente qui deviendra dérisoire avec le temps, la commune
de Rians est devenue propriétaire de terres féodales. Mais la commune
ne sera pas plus clémente que le seigneur, et poursuivra les nouveaux
défricheurs de terres. Les procès se succèdent pendant deux siècles,
jusqu'en 1731, où une cinquantaine de riansais seront sur le banc
des accusés, toujours pour le même motif.
III.2. L'administration communale
La commune était régie par une assemblée, petit Parlement local, dont
les administrateurs s'octroyaient tous les pouvoirs. Son champ d'action
était immense, ses attributions innombrables : subsistance des habitants,
commerce, instruction publique, poids et mesures, santé publique,
guerre…
Election des membres de l'assemblée : Chaque année, le 1er janvier,
se réunissait le conseil général - réunion de tous les chefs de famille.
Ce conseil nommait 3 consuls, assisté d'une vingtaine de conseillers.
Ces consuls étaient les mandataires des conseillers, exécuteurs des
volontés du Conseil.
La subsistance des habitants : En ce pays grand producteur de
blé, il arrivait quand même que la disette survienne. Les incessants
passages de troupes à certaines époques, pouvaient vides les greniers
les mieux remplis. Aussi les consuls recouraient-ils à des mesures
draconiennes. En 1556, ils firent recenser tous les détenteurs de
blé pour estimer la quantité possédée par le village tout entier.
En 1570, ils interdirent la vente de blé par des particulier sans
accord du Conseil. Chacun faisait cuire son pain au four communal.
En 1594, le Conseil défendit aux particuliers de faire du pain pour
le vendre. La vente du pain devenait le monopole communal, établi
dans l'intérêt des pauvres.
En 1561, le conseil impose l'aumône à l'église, pour les pauvres qui
ont honte de la faire.
En 1574, la commune voisine de Pourrières adresse une aumône
aux pauvres de Rians, victimes de la misère.
Foires et marchés : Au XVIème siècle, le marché se tenait sur
la place du Postel (ainsi appelée parce qu'on y exposait ceux qui
avaient encouru la peine de carcan). Les consuls veillaient au respect
des réglementations. Les "pesadours" devaient vérifier les poids.
On cultivait à Rians, outre le blé, d'autres céréales, la vigne, herbages
et pâturages, le chanvre.
Sources, puits et fontaines : C'était un pays sec. Il fallait
des puits aux habitants. En 1566, on répare la fontaine de Caromp.
Industries : La commune possédait une carrière de plâtre, et
une tuilerie - mise à l'enchère chaque année. On produisait du charbon
de bois.
L'horloge : Une horloge rythmait la vie des habitants depuis longtemps.
Elle était placée sur la maison communale, dans le haut-village.
En 1578, il ne restait du château féodal que la tour actuelle. Une
nouvelle horloge y fut placée. On fit poser une cloche à son sommet
l'année suivante.
L'école : Comme dans la plupart des villages à cette époque,
le maître était choisi sur concours : véritable joute des connaissances
appelée "la dispute des escoliers". Le vainqueur était engagé pour
une année. Ces maîtres étaient des étrangers, qui se vendaient dans
les villages. La "dispute" se tenait le jour de la Saint-Laurent.
Le capitaine de ville : Le capitaine de ville et son lieutenant
étaient élus par la population le 1er mai de chaque année sur la place
Saint-Laurent (alors place de la Terrasse). En 1583, le capitaine
de ville obtient du gouverneur la "licence de porter armes", pour
tirer la poudre le jour de la Saint-Laurent. 
III.3. L'église
Le conseil communal avait aussi droit de regard sur les choses de
l'église. En ces temps d'hérésie, il pouvait choisir prédicateur et
prêtres pour sa paroisse.
Les confréries : Il existait à Rians une multitude de confréries,
appelées "luminari" (de Notre-Seigneur, de Nore-Dame de Nazareth,
du Purgatoire, de Saint-Laurent, de Saint-André, de Saint-Honorat…).
Elles avaient chacune leur prieur, renouvelé chaque année.
Les confréries tenaient une bourse ("la tasso") dont elles devaient
rendre compte au conseil communal chaque année. Ces sommes permettaient
l'achat de cierges, bannières, statues et autres objets de culte.
En temps de misère, elles aidaient les pauvres, distribuées aux panetiers
pour faire du pain.
En 1567 est créée la confrérie des Pénitents blancs, érigée dans la
chapelle de Saint-Roch.
Les Pèlerinages : Beaucoup de pèlerins passent à Rians, et
demandent une aide pour continuer. Les pèlerinages répondent souvent
à des vœux, prononcés en période d'épidémie (de peste en particulier).
En 1582, le Conseil ordonne un pèlerinage à Notre-Dame-de-Grâces,
nouveau sanctuaire de Cotignac.
En 1584 et en 1599, il ordonne des pèlerinages à Saint-Maximin
et à la Sainte-Baume.
La commune fournit le pain et le vin aux pauvres qui participent au
pèlerinage.
L'église : En 1546, le vicaire général d'Aix visite la paroisse
de Rians. Il règle les conditions du projet d'agrandissement de l'église
devenue insuffisante pour contenir les fidèles. Elle date du XIème
siècle. Il ordonne la construction d'une nouvelle église, dont les
dépenses seront supportées pour un tiers par les prieurs, pour deux
tiers par la Commune. Mais l'époque est peu favorable, et rien n'est
entrepris pendant dix ans. Pendant ce temps, l'église tombe en ruines.
En 1584, une partie de l'église s'effondre. Le Conseil fait alors
exécuter à ses frais les réparations de l'église. Des querelles surviennent
entre la commune et les prieurs, et les travaux sont interrompus.
En 1588, on décide de construire une nouvelle église, sur le modèle
de l'église des Capucins d'Aix : pas de voûte mais un plafond en planches
reposant sur 10 arcades. Les travaux sont interrompus plusieurs fois
(période des guerres de religion). 
III.4. La peste
Ce fléau ravagea la Provence de façon cyclique. Dès que son apparition
était signalée, les mesures étaient draconiennes pour protéger le
village et ses habitants.
En 1563, un conseiller reçoit une dépêche : il y a la peste à La Verdière.
Il envoie un homme pour s'en assurer. En 1564, les bruits d'épidémie
s'avèrent fondés. La foire de novembre à Barjols est interdite.
Epidémie de 1580 : Malgré toutes les précautions (barricades,
mises en quarantaine…) le fléau entre dans la ville. Les Consuls ordonnent
que tous les habitants quittent la ville, à l'exception de 40 hommes
pour la garder. Les habitants se retirent dans la campagne, dans des
abris de fortune. Pendant ce temps, la ville lutte contre la contagion.
On fait brûler les maisons où il y a eu des morts. C'est après cette
épidémie que les consuls ordonnent le pèlerinage à Notre-Dame-de-Grâces
de Cotignac.
La peste réapparaît en 1581, 1586, 1589 et 1590. Mais la commune de
Rians est moins touchée que le reste de la Provence. 
III.5. Les guerres de religion
Rians resta toujours catholique, mais ballotté du parti du
Grand Prieur à celui des Carcistes, du parti du Roi à celui de la
Ligue.
Les premiers troubles : En France, l'édit de tolérance de 1562
avait irrité les catholiques.
En Provence, le parlement et les Consuls d'Aix refusèrent d'enregistrer
l'Edit royal. Le seigneur de Flassans, Durand de Pontevès, rebelle
au roi et aux lois, prit campagne avec son frère, le comte de Carcès
qui groupait autour de lui la presque totalité de la noblesse provençale.
Ce fut la guerre… De Pontevès s'emparait de Tourves, et venait s'enfermer
dans Barjols où l'attaquèrent les troupes du Roi. Après un siège de
4 jours, Barjols fut prise d'assaut. Mais Pontevès put s'enfuir.
Rians subissait les contrecoups de ces luttes, en fournissant les
gens de guerre. Le comte de Carcès, un des dirigeants du Parti Catholique
en Provence, envoya de Barjols une lettre aux consuls de Rians, pour
réclamer des soldats. Rians leva 60 hommes. La ville se prépara en
retour à affronter les troupes du roi. La commune ne fut pas assiégée,
mais dut subvenir à l'entretien des nombreuses troupes, empruntant
de l'argent pour les nourrir.
Razats et Carcistes : Le Comte de Carcès se vit préférer Henri
d'Angoulême comme gouverneur de la Provence. La guerre prit une autre
dimension. Les Carcistes étaient les tenants du Parti catholique.
Les Razats se composaient des troupes protestantes et soldats du nouveau
gouverneur. Pour Rians, il n'y avait qu'un seul ennemi : le Huguenot.
En 1574, Rians subit une attaque des troupes protestantes. Les remparts
furent renforcés, et surveillés nuit et jour. Les Huguenots étaient
à La Verdière. Ils en furent chassés par une compagnie catholique
qui vint loger à Rians le lendemain. Il fallut alors les nourrir.
En 1579, les caisses de la commune étaient vides, les soldats étaient
devenus indésirables. Les consuls finirent par leur interdire l'entrée
de la ville.
Rians au temps de la Ligue : Après la mort du Comte de Carcès
en 1582, son neveu - Hubert de Vins - prit la tête des troupes catholiques
de la Ligue. Ce parti affronta celui des Razats - ou Bigarrats - formé
de protestants et de catholiques partisans du Roi. Toutes ces compagnies
défilaient à Rians, épuisant les ressources de la commune.
En 1588, la ville fut aux mains de la Ligue. La commune prit progressivement
parti pour la Ligue. En 1589, on fit même transporter l'argenterie
de l'église à la Major de Marseille - ville où la Ligue était puissante.
Aux environs, Peyrolles avait pris le parti des Bigarrats, et constituait
une menace pour Rians.
En 1590, des troupes mandatées par le Parlement d'Aix arrivèrent sous
les murs de la ville qui leur refusa l'accès. A son tour, un détachement
de l'armée du Roi se vit interdire l'accès de la ville et entra de
force pour la protéger des troupes de la Ligue. A la fin de cette
même année, Rians dut loger l'armée du Prince de Savoie.
La bataille de Rians : La ville de Rians se partageait entre
sympathisants des deux partis adverses (Ligue et Bigarrats).
En 1591, le Duc de Lesdiguières, du parti protestant, entre en Provence
à la tête de 800 hommes de cavalerie et de 2000 arquebusiers.
Il avance par la vallée de Sault, et marche sur les Mées pour se joindre
au gouverneur La Valette, à qui Vinon venait d'ouvrir ses portes.
A Rians se tient le gros de l'armée du Prince de Savoie, qui a laissé
deux détachements à Saint-Martin et à Esparron. Les Savoyards affrontent
les troupes de Lesdiguières dans la plaine de Valavès, puis dans celle
d'Esparron.
La troupe d'Esparron fut anéantie, et le reste de la troupe ligueuse
se réfugia à Rians. Cette défaite ruina le crédit de la Ligue à Rians.
Rians refuse d'envoyer des hommes à Vinon pour détruire le château,
à la demande du général des troupes savoyardes.
En 1592, le Prince de Savoie quitte la Provence, ne laissant que quelques
troupes sous le commandement de son général - le comte de Martinengue.
Les royalistes, avec Lesdiguières à leur tête, s'emparent de Saint-Paul,
Jouques et enfin Rians, balayant les garnisons de la Ligue jusqu'au
Var. Puis Lesdiguières dut repartir défendre les siens en Dauphiné.
Pendant les années qui suivirent, la commune de Rians souffrit particulièrement
de la domination du duc d'Epernon. En janvier 1596, la situation de
la commune est au plus bas. Pour protéger le peu d'habitants restés
au village, les consuls font transformer trois maisons en forteresses.
En mai, une nouvelle troupe vient loger et demande des vivres. Pour
pouvoir les nourrir, les derniers habitants doivent aller vendre leurs
derniers biens et leurs bras aux villages voisins. Enfin, l'été 1596,
le duc rebelle d'Epernon se soumit au roi et quitta le pays.
Ce fut une véritable libération pour Rians, et le retour de la paix.
IV.
Le XVIIème siècle
IV.1. Les seigneurs au XVIIème siècle
Nicolas de Bolier, seigneur de Cental et baron de Rians, meurt en
1584. Il avait cédé ses terres à la commune de Rians contre une redevance
annuelle. Le domaine de Rians passa entre les mains de plusieurs héritiers,
parmi lesquels :
- la comtesse de Sault et son fils le Maréchal de Créqui
- le marquis d'Oraison qui céda ses droits de juridiction à la commune
en 1608
La Famille des FABRY
En 1608, Raynaud FABRY acquiert la baronnie de Rians. Il avait auparavant
épousé l'héritière du domaine de Valavès.
Les Riansais ne l'aimaient pas. Il refusait le paiement des tailles
depuis 1580, et était en procès avec la commune depuis 20 ans. En
1615, le seigneur de Fabry gagne son procès, et la commune est condamnée
à lui verser uns somme importante. Pour l'obtenir, le baron n'hésite
pas à prendre des gages sur des particuliers, vendant biens et meubles.
En 1620, le baron tente de racheter la juridiction que possède la
commune, et essuie un refus formel de la part des consuls. La querelle
s'enlise. En 1622, les habitants, las de ces procédures interminables
qui ruinent les finances communales, décident un compromis avec le
baron. Le conflit aura duré 42 ans, et aura coûté un nouveau conseil
municipal.
A la mort du seigneur de Fabry en 1625, la baronnie de Rians échut
à ses deux fils, les sieurs de Valavès et Peyresc. Les nouveaux barons,
plus complaisants, firent la paix avec leurs sujets. En 1627, une
transaction régla toutes les contestations au sujet des tailles.
L'affaire des sceaux
La commune voulut avoir son propre sceau, avec 2 tours et le nom de
Rians. Jusqu'alors, elle utilisait le sceau du seigneur. Les barons
s'y opposèrent, et la loi leur donna raison. L'entente était bonne,
et la commune abandonna son projet.
Le seigneur de Peyresc meurt en 1637. Son frère, le seigneur de Valavès
reste seul seigneur de Rians, gardant toue l'affection de la communauté.
Il meurt un an plus tard. Son fils, Claude Fabry, devient seigneur
de Rians.
En 1658, par lettres patentes du Roi, la baronnie de Rians fut érigée
en marquisat en faveur du seigneur de Fabry.
La marquise de Valbelle
En 1662, la fille du marquis de Fabry épouse le sieur de Valbelle,
seigneur de Meyrargues. En 1666, Claude Fabry meurt dans son château.
Dès lors, le marquisat de Rians passe dans le domaine de la famille
des Valbelle-Meyrargues pour y rester jusqu'à la Révolution. La marquise
de Fabry laisse par testament la somme de 2000 livres à la commune
de Rians pour que les intérêts aillent aux pauvres chaque Noël.
IV.2. l'administration communale
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IV.3. La santé publique et les épidémies
de peste
Les mesures de protection.
En 1628, la Cour du Parlement prend des mesures contre les risques
de contagion : les foires sont interdites. D'ailleurs, les villageois
ne veulent plus recevoir ces étrangers dans leurs murs. De
fait, la ville manqua rapidement de sel et d'huile.
Les mesures, prises par les Consuls et les Intendants de Santé,
ne sont pas toujours acceptées par la population.
La Quarantaine
Le Bureau choisit dans les environs un lieu pour établir
une infirmerie. Ce fut une bastide du quartier du Passet, dont subsistent
aujourd'hui les deux hauts cyprès.
Le Conseil d'était assuré les services d'un médecin
en lui confiant la régence des écoles pour en réduire
le coût. Le Bureau convoqua aussi chirurgiens et apotiquaires
pour qu'ils visitent les malades.
Pendant ce temps, la peste sévit dans la ville d'Aix. Certains
aixois de qualité viennent résider à Rians
: Mme de Séguiran, femme du président de la Cour du
Parlement, les procureurs du Pays, le seigneur-evêque de Sisteron,
les seigneurs de Barben et du Revest, Consuls d'Aix.
Les passages de troupes
A peine trente ans après l'apaisement des guerres de religion,
la Provence fut de nouveau secouée par de violent mouvements
d'opposition au gouvernement de Richelieu puis de Mazarin. Leurs
mesures entraînèrent les révoltes de "Cascaveous",
du "Semestre" et des "Sabreurs".
En conséquence, la commune de Rians dut subir le va-et-vient
des troupes, et la population n'aimait pas ces gens de guerre, connus
pour leurs exactions.
En 1629, trois à quatre mille hommes de l'armée du
Roi furent annoncés dans l'inquiétude générale.
Il fallut faire provision de foin et d'avoine pour leurs chevaux,
alors que la communauté était déjà à
cours de vivres.
En septembre 1632, le régiment de Pilles, gouverneur du Château
d'If de Marseille, s'arrêta dans la ville. Les soldats menacèrent
les habitants de pillages. Ils rançonnèrent la population
en échange de leur protection.
En 1649, Le Gouverneur entra dans Rians avec son armée, mais
il trouva la plupart des maisons vidées de leurs habitants.
Toutes les richesses du villages (biens, grains) avaient été
placées dans l'église par les habitants à l'annonce
de leur arrivée. Toutes les maisons furent réquisitionnées
pour les beoin de l'armée.
Suivirent les régiments de Mrs de Saint-André de Baudinard
qui finirent de vider le village des denrées nécessaires
aux habitants. A leur départ, les habitants durent acheter
au triple de leur valeur les denrées indispensables.
La milice
Les armées étaient composées essentiellement
de soldats de métier. Mais il arrivait aux Provinces de lever
des milices pour pallier aux pertes subies. Ces soldats étaient
alors équipés aux frais de la Communauté. Des
milices furent levées en 1635 et 1638. En 1642, le Gouverneur
demande 10 hommes aux Consuls de Rians. Ils furent désignés
d'office.
En 1649, 12 hommes sont demandés pour Barjols.
En 1652, ce sont 72 hommes armés, commandés par un
capitaine et deux sergents, qui doivent aller servir le Roi.
Il était fréquent de devoir envoyer des hommes à
Aix pour le service de l'armée. En cas de désertion,
le père pouvait remplacer le fuyard.
La misère
En 1613 et 1615 sévit la disette.
En 1630, l'hiver fut terrible. Le blé du grenier du grenier
public est distribué aux nécessiteux. Les hivers qui
suivent sont très rigoureux.
EN 1636, la misère est plus grande encore. Elle devient chronique.
En 1679 est fondée l'Oeuvre de la Miséricorde pour
aider les deshérités. Elle était indépendante
de l'Hopital Saint-Jacques, bien que les recteurs en devinrent les
prieurs.
IV.4. La vie paroissiale
La Paroisse
A la tête de la paroisse se trouve le Vicaire perpétuel,
secondé par trois prêtres et un diacre.
La paroisse comprend alors plus de 2000 âmes. Les offices
sont nombreux. En 1615, la paroisse obtient un deuxième prêtre.
Ce sont les chanoines d'Aix qui doivent fournir à la paroisse
les ornements sacerdotaux.
Tous les prêtres de la paroisse doivent assister aux processions.
On avait coutûme de sonner l'"agonie des moribonds".
pour que la confrérie de Saint-Joseph puisse prier dans la
chapelle.
L'église
Les travaux de construction de la grande église se poursuivent
au début des années 1600. Le clocher est relevé.
Les travaux sont perturbés par les guerres civiles, la peste,
le déficit du trésor communal...
Pendant ce temps, on refait la chapelle de Saint-Joseph, achevée
en 1644. Les travaux de l'église traînent toujours.
Les confréries
La confrérie du Saint-Esprit
Les confrères du Saint-Esprit se réunissent lors des
fêtes de la Pentecôte, en un banquet qui dégénéra
en maigeailles et beuveries avec le temps dans certains villages
de Provence.
En 1633, l'archevêque d'Aix en vint à supprimer ce
banquet. Les principaux bénéficiaires de ces festins
- les Consuls - eurent beau protester auprès du Parlement,
rien n'y fit.
Le Corpus Domini
Cette confrérie fut créée en 1603 par le Vicaire-général
d'Aix, à la demande du Vicaire de la paroisse et des Consuls.
Ils en furent d'ailleurs les premiers prieurs. En 1634, un conflit
éclate entre le Vicaire et les Consuls.
Saint-Laurent
Cette confrérie devait pourvoir à la fête religieuse
et à la fête profane de la Saint-Laurent. E ce temps,
les deux se confondaient facilement.
Saint-Honorat
Cette confrérie existait depuis longtemps à Rians.
Elle se chargeait du pélerinage annuel aux îles de
Lerins. ELle avait une chapelle dans l'église paroissiale.
Saint-Joseph
Les prieurs de cette ancienne confrérie firent construire
une chapelle en 1641, qui jouxtait l'église paroissiale.
Le rôle de la confrérie était de sonner l'agonie
des moribonds.
Autres confréries :
Saint-Denis (créée en 1656), Le Saint-Rosaire, Notre-Dame
de Nazareth (fondée en 1340), Sainte-Anne dirigée
par des prieuresses, Saint-Crépin, Saint-Clair.
Autres associations
La communauté des prêtres de l'Annonciade, fondée
en 1672 par Pierre Jaubert, prêtre ordinaire de Rians. Cette
petite communauté dura jusqu'à la révolution
: petie collégiale avec ses chapelains célébrant
les offices.
Les pénitents blancs, fondée en 1567 par Mr
Gaspard Désidéry - confrère des Pénitens
d'Aix. Cette communauté se réunira dans la chapelle
Saint-Roch pendant un peu plus d'un siècle. En 1610, le pape
Paul V confirma les indulgences concédés aux Penitens
blancs par le Pape Clement IX lors de la création de la confrérie.
Les pénitens bleus, plus récents et moins connus, eurent des débuts difficiles à cause de l'oppostion
des pénitens blancs.
Les ermites :
Il y avait toujours sur le territoire de la commune un ermite, dont
l'entretien était assuté par la commune elle-même.
Au début du XVIIème siècle, un ermitage fut
construit près de la ferme de la Neuve. Il comprenait le
logement de l'ermite et une petite chapelle dédiée
à Saint-Laurent. L'ermite devint l'ermite de Saint-Laurent.
En 1679 partit le dernier ermite. Il n'y eut plus d'ermitage à
Rians.
Les pélerinages
En 1605, la communauté fait faire une procession générale
à Notre-Dame de Grâces de Cotignac.
En 1635, ce fut vers Notre-Dame des Bois de Pourrières que
se dirigea la procession.
Les Trinitaires : Cet ordre fut fondé pour le rachat
des captifs. Il avait une maison à La Verdière (au
lieu où s'élève Notre-Dame de Santé).
En 1682, l'ordre décide de s'établir à RIANS;
Ils n'auront le droit que de venir y faire la quête.
Les Dames de la Miséricorde : Congrégation
fondée par le Père Yvan.
L'Oeuvre de la Miséricorde, fondée en 1679,
receuille les aumônes pour les malades de l'Hôpital.
Croix et Cloches des orages : POur se protéger des
orages violents, on plantait des croix aux endroits jugés
vulnérables. On avait aussi recours aux cloches contre le
mauvais temps.
Les loups
En 1691 fut organisée une battue aux loups.
V. Le XVIIIème siècle
V.1. Le Marquisat de RIANS
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