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Manosque
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Histoire de la ville
Armoiries
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De l’origine du bourg à la création de la Commune libre
Le territoire de Manosque était peuplé avant la conquête romaine, dès le VIème siècle avant notre ère, par des tribus celtes et ligures et l’existence d’un bourg est certifiée à l’époque gallo-romaine.
Vers l’an 900, la ville fut pillée par les Sarrasins comme le furent toutes les villes provençales pendant un siècle. La paix et la sécurité revinrent, quand, en 974, le Comte Guillaume d’Arles, à la tête d’une armée suffisamment puissante chassa les Sarrasins de Provence.
En remerciement de cette action d’éclat, l’empereur du Saint-Empire Romain germanique, à qui appartenait la Provence à cette époque, donna à Guillaume l’investiture comtale et celui-ci prit le nom de Guillaume Ier de Provence, dit « le Libérateur ». Guillaume Ier se fait construire un château, dont on peut voir encore les vestiges du donjon, sur la colline du Mont d’Or, et ce pour administrer le nord de son comté. La Provence initiale était beaucoup plus étendue qu’aujourd’hui, et c’est donc pour des raisons administratives que le comte séjournait six mois de l’année à Manosque.
Tant qu’il y eut des descendants directs du Libérateur, ceux-ci régnèrent sur une partie du territoire sous le titre de comtes de Forcalquier. Par jeu de mariages et de successions, la Provence initiale avait été partagée en trois parties au début du XIIème siècle :
- Le comté de Provence, gouverné par les comtes de Barcelone et dont la capitale était Aix.
- Le comtat Venaissin, possession des comtes de Toulouse.
- Le comté de Forcalquier, au nord de la Durance où régnait un héritier direct du Libérateur.
Ce comté de Forcalquier, dont faisait partie Manosque, resta indépendant jusqu’en 1209, date à laquelle mourut le dernier comte : Guillaume IV
La porte Saunerie
La porte Saunerie date du XIIème siècle, c’était la porte du « sau » du sel : les créneaux qui la surmontent sont le symbole des libertés de la ville. On peut découvrir sous cette porte une représentation des armoiries « l’écusson aux quatre mains » 
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Les armoiries
Les armoiries de Manosque représentent depuis le début du XVème siècle, quatre mains « paumées », disent les anciens textes. On trouve toutes les interprétations possibles de cette définition. Certains blasons représentent, en haut, une main droite et une main gauche, côté paume, et en bas, une main gauche sous la droite et une main droite sous la gauche, toujours côté paume. Depuis quelques années, le blason est constitué de quatre mains gauches identiques. Or il semble que ce soit une erreur car la main gauche ayant mauvaise réputation (c’est la main de la trahison) et on ne la trouve jamais dans les armoiries toute seule, c’est à dire non jumelée avec la droite. Il est donc curieux d’imaginer que Manosque aurait l’infâme privilège d’avoir quatre mains gauches à son blason.
Il y a plusieurs explications à ces quatre mains, en voici deux :
La main représenterait, avec ses cinq doigts, les cinq anciens villages qui se sont groupés après le sac des sarrasins pour former le bourg. Et quatre mains pour symboliser les quatre quartiers, les quatre portes de la ville.
Les Manosquins auraient pris la main comme emblème, au XVème siècle, croyant que le nom de leur ville était dérivé du mot latin « manus ». Ils auraient, en quelque sorte, voulu faire des armoiries parlantes. Et toujours quatre , pour les quatre quartiers et les quatre portes.
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